Qu’est-ce qu’un test de raisonnement logique ?
Le test de raisonnement logique permet de contrôler les capacités logiques du candidat, c’est-à-dire, ses compétences à tirer des conclusions logiques à partir de différentes situations présentées. Il permet à l’employeur d’obtenir une vision de la capacité du candidat à prendre des décisions dans un temps imparti, tout en analysant son aptitude à raisonner de manière cohérente et logique.
Les différents types de tests logiques
Parmi les tests de raisonnement logique les plus populaires, les tests suivants sont les plus présents dans les différentes épreuves de recrutement et/ou dans les examens d’entrée aux différentes universités :
Raisonnement de logique verbale
La logique verbale constitue une part importante des tests de raisonnement verbal et logique. En effet, ce type de raisonnement correspond à ces deux catégories et peut être adapté et inséré dans des épreuves nécessitant des capacités verbales ou dans des épreuves combinant différentes aptitudes logiques, selon le choix de l’employeur/de l’éditeur de test/de l’université.
Les questions de logique verbale peuvent être constituées de différents sous-types de raisonnement logique :
- Le raisonnement logique déductif
- Les syllogismes
- L’argument manquant
- Le raisonnement logique abductif
- Les arrangements
Le raisonnement logique déductif
Le test de raisonnement déductif ou pensée logique déductive consiste à tirer des conclusions logiques à partir de différents faits et affirmations énoncés.
Dans des exercices de raisonnement déductif, le candidat doit déterminer si certaines phrases possèdent une logique de construction commune, c’est-à-dire si deux phrases (ou plus) possèdent la même signification malgré le fait qu’elles soient présentées différemment.
Pour résoudre ce type d’exercice, il est possible d’utiliser votre logique naturelle (communément appelée le « bon sens »). Cette méthode possède toutefois deux importantes lacunes ; elle est lente lorsqu’il s’agit de résoudre des systèmes complexes et les phrases sont parfois composées d’énoncés improbables ou contrant votre logique naturelle, ou encore d’intitulés choquants, tout en gardant une logique dans tout l’énoncé.
Par exemple, la phrase : « Tous les lapins courent » équivaut à la phrase : « Tout ce qui ne court pas n’est pas un lapin ». Cet exemple nous permet de voir que bien qu’en elle-même la première phrase n’ait aucun sens logique dans la vie réelle, cela ne signifie pas qu’elle est dépourvue de logique et l’absurdité de cette affirmation n’a pour seul but que d’embrouiller votre logique naturelle.
Afin de contrer ce problème, Psychotechnique Luxembourg vous conseille d’utiliser une certaine technique appelée la logique formelle, ou syllogisme conditionnel. Cette méthode vous permettra de schématiser les exercices et ainsi de faciliter leur résolution. Dans notre test en ligne, sont présentées toutes les étapes de cette méthode qui vous permettra de résoudre des exercices de raisonnement déductif (entre autres) en toute facilité et ce uniquement grâce à des schémas simples et pratiques.
Le syllogisme
L’un des principes de ce raisonnement est fondé sur le syllogisme, inventé par Aristote et qui consiste en deux propositions dont est déduite une troisième. Il met ainsi en lien trois affirmations ou trois arguments. Deux d’entre elles sont appelées « prémisses », celles-ci conduisant à une « conclusion ». Les deux prémisses peuvent, elles aussi, être divisées.
- La prémisse majeure est considérée comme étant l’affirmation la plus générale.
- La prémisse mineure, pouvant être définie comme étant l’affirmation la moins générale.
La conclusion, quant à elle, est la conséquence déduite des deux prémisses. Cette conséquence peut être légitime ou illégitime. Une conclusion est illégitime lorsque, bien que les prémisses soient vraies, l’aboutissement ne correspond pas aux affirmations des deux premières expositions.
Exemple de syllogisme
Tous les humains sont mortels.
Pierre est humain.
Par conséquent, Pierre est mortel.
L’argument manquant
Ce type d’exercice contient une partie de la conclusion d’un raisonnement déductif, tel qu’un syllogisme par exemple, ainsi que le premier argument de celui-ci. Le but de l’exercice est de retrouver le deuxième argument menant à la conclusion proposée.
Les questions d’argument manquant peuvent également être résolues grâce à la méthode de logique formelle expliquée dans notre test de raisonnement logique en ligne.
Le raisonnement logique abductif
Le raisonnement abductif ou par abduction consiste en une suite d’arguments suivis par une conclusion. Le but de l’exercice est de déterminer si la conclusion découle de tous les arguments proposés, d’une partie seulement ou d’aucun des arguments.
Ce type d’exercice débute par une affirmation ou une suite d’observations réelles (A1, A2, A3,…), basé sur un fondement vraisemblable (B) pouvant être prise comme hypothèse afin d’affirmer que celui-ci est la cause de A1, A2, A3,… ou de l’un d’entre eux en particulier.
Le raisonnement par abduction n’apporte pas une conclusion implicitement vraie, mais permet de présenter une hypothèse logique qu’il est alors possible de vérifier par des recherches approfondies.
En logique, cela se traduit par l’enchaînement suivant :
- Si A1, A2, A3,... sont vrais.
- Et si B est vrai, cela entraîne A1 vrai, A2 vrai, A3 vrai,...
- Alors B est vrai.
Exemple
Quand il pleut il y a des flaques d’eau dans la rue.
Martine voit des flaques d’eau dans la rue.
Elle en déduit donc qu’il a plu.
Ce type de raisonnement est probablement le type de raisonnement logique le plus difficile en raison de la nature ambiguë de la conclusion de l’énoncé. La meilleure façon de se préparer est de se familiariser avec ces tests afin de reconnaître les principes logiques des questions et des problèmes présentés.
Les arrangements
Dans ce type d’exercice, des situations et des règles régissent différentes possibilités de placer (ou de déplacer) des personnes ou des objets.
Les règles sont souvent des interdictions ou des obligations ; il est interdit de placer untel à tel endroit ou au contraire il est obligatoire de le faire.
La stratégie que nous vous conseillons est la réalisation d’un schéma (à la main) se basant sur les informations qui vous sont présentées dans l’énoncé.
Par exemple, si cinq personnes doivent être placées autour d’une table ou dans une rangée, l’énoncé peut préciser que Paul doit être à côté de Sarah, que Lina ne peut pas être en première position et que Karim doit se trouver entre deux personnes. Le schéma permet alors de visualiser rapidement les places possibles, d’éliminer les configurations impossibles et de déduire progressivement l’arrangement correct.
Raisonnement spatial
Le raisonnement spatial est l’un des raisonnements les plus populaires dans les tests de logique. Ce type de raisonnement permet d’analyser les aptitudes spatiales du candidat, c’est-à-dire sa capacité à relier différents objets (en deux ou trois dimensions) dans l’espace, à les retourner, les plier ou encore à imaginer une suite pouvant correspondre à différents formes abstraites disposées dans un ordre précis.
Il existe de nombreux éléments composant les tests de raisonnement spatial. Pour plus d’informations sur les différents exercices existants ainsi que de nombreux exemples gratuits, rendez-vous sur la page dédiée.
Raisonnement abstrait
Le test de raisonnement abstrait, ou diagrammatique, mesure la capacité du candidat ou de l’employé à interpréter ou à détecter des relations entre divers éléments.
Ce test rappelle par de nombreux égards les test de quotient intellectuel (QI), parmi lesquels les mêmes raisonnements sont appelés à être utilisés. Un test de logique abstraite comprend généralement des séquences de diagrammes et de formes géométriques répétés ou modifiés selon une suite logique. Ce type de test ne fait donc pas appel aux connaissances préalables du candidat, de même qu’il n’inclut pas de nombres ou de textes. Il permet d’évaluer le potentiel de l’employé de même que son développement ultérieur.
Par exemple, une série peut présenter plusieurs formes qui changent progressivement de position, de couleur ou d’orientation. Une flèche peut tourner d’un quart de tour à chaque étape, tandis qu’un cercle se déplace d’un coin à l’autre d’un carré. L’objectif consiste alors à repérer la règle qui organise la série afin d’identifier l’élément qui pourrait logiquement suivre.
Retrouvez des exemples dans le mini-test interactif en bas de page.
Trouver l’intrus
Les questions de type « trouver l’intrus » sont très présentes dans les tests de raisonnement abstrait. Elles consistent généralement en une suites de figures dont le nombre varie en fonction du test. Vous devez trouver l’unique intrus parmi ces figures, c’est-à-dire, l’élément dérogeant à la règle ou n’ayant pas de rapport avec les autres. Tout comme pour les questions de suite de figures, une ou plusieurs règles existent et permettent de comprendre l’ordre et la disposition des figures. Les questions d’intrus peuvent être de niveaux différents, de très simple à très compliqués. Certains tests sont composés de questions au niveau de difficulté croissant, comme par exemple le scales ix de Aon.
Raisonnement inductif
Le test de raisonnement inductif ou pensée logique inductive est basé sur des observations spécifiques et limitées, grâce auxquelles il est possible de tirer des conclusions générales fondées sur l’analyse des faits. Cependant, contrairement aux raisonnements déductifs et abductifs, le raisonnement inductif ne se base pas sur des énoncés verbaux. Au contraire, il se base, le plus souvent, sur des séquences d’images et des formes graphiques dont la suite est à prédire.
Le test de logique inductive fait partie des test de raisonnement logique les plus populaires requis par les employeurs et les centres d’évaluation. Réussir un test de raisonnement inductif démontre une grande capacité de pensée conceptuelle et analytique.
Matrices
Les matrices font partie des exercices de raisonnement spatial pouvant être considérés comme étant plus complexes que ceux présentés précédemment. Une matrice peut être composée de neuf ou douze éléments, selon le test. Il s’agit généralement de plusieurs suites logiques combinées dans un seul exercice. Ces suites sont généralement composées d’éléments se suivant à l’horizontale ou à la verticale.
Dans les exercices de matrice, l’un des éléments est remplacé par un point d’interrogation. Le but de l’exercice est de découvrir la figure censée se trouver à cet endroit, en suivant les règles et la logique régissant les autres suites de la matrice.
Raisonnement diagrammatique
Les questions de raisonnement diagrammatique peuvent apparaître sous différentes formes. Dans l’exemple suivant est proposé un diagramme composé de différents types de figures, appelées respectivement « figures de base » et « figures finales ». Les figures de base se trouvent dans un carré, à la base des flèches tandis que les figures finales se trouvent au bout des flèches et sont également entourées d’un carré. Entre ces deux types de figures se trouvent une ou plusieurs figures de fonction (ronds avec une forme à l’intérieur). La figure de fonction détermine quelle transformation est appliquée à une ou plusieurs figures de base. Votre tâche consiste à comparer la/les figure(s) de base et la/les figure(s) finale(s) et déterminer ainsi l’effet de chaque figure de fonction. Ensuite, vous devez répondre aux questions figurant après chaque écran de base.
Conseils et astuces pour réussir les tests de raisonnement logique
- La meilleure manière de réussir votre test de raisonnement logique est de vous entraîner aux différents types d’exercices basés sur les raisonnements présentés dans cette page. Pour ce faire, Psychotechnique Luxembourg vous propose des tests en lignes complets spécifiquement créé dans le but de vous aider dans votre démarche de recrutement.
- De plus, différentes habitudes à adopter dans la vie de tous les jours vous permettront d’améliorer vos capacités de raisonnement logique. Par exemple, entraînez-vous à résoudre des puzzle et des jeux de logique, des casse-têtes, etc.
- Analysez des informations présentées sous forme de schémas ou de suite logique que vous rencontrez dans des articles de journal par exemple.
- Montez vous-mêmes vos meubles en kit, en suivant les schémas et les instructions du manuel.